
Infos UGR Des chercheurs de l’Institut Catalan d’Oncologie (ICO) et de l’Université de Grenade ont découvert que l’huile d’olive vierge extra peut aider à combattre le cancer du sein, d’après l’article publié dans le dernier numéro de la prestigieuse revue scientifique ‘BMC Cancer’. Lesdits scientifiques ont confirmé la bioactivité des polyphénols (c’est-à-dire des antioxydants naturels) présents dans l’huile vierge extra sur des lignes cellulaires du cancer du sein.
L’effet anti-HER2 de fractions de composés phénoliques tirés directement de l’huile d’olive vierge extra sur des lignes cellulaires du cancer du sein a été démontré de la sorte. Pour cela, on a utilisé des méthodes d’extraction en phase solide suivie de chromatographie liquide semipréparative afin d’isoler des fractions d’huiles commerciales, puis des techniques séparatives (électrophorèse capillaire et chromatographie liquide accouplée à spectrométrie de masses) pour vérifier la pureté et la composition des fractions.
La capacité anticancérigène de ces fractions a été testée aussi bien face au cancer du sein HER2 positif que négatif, en utilisant des modèles in Vitro et en évaluant l’effet des fractions polyphénoliques dans l’expression et activation de l’oncoprotéine HER2, et ce par des méthodes ELISA spécifiques pour HER2. Les fractions contenant les polyphénols hydroxityrosol, tyrosol, acide élénolique, les lignanes, pinorésinol et acétopinorésinol, ainsi que les sécoïridoïdes, diaxétoxy oleuropéine aglycone, ligustroside aglycone et oleuropéine aglycone ont été capables d’induire des effets tumoricides importants sur un rang de micromolaire et de façon sélective contre l’oncogène HER2.
Potencialité démontrée
Cette étude démontre donc la potentialité des polyphénols pour inhiber l’activité HER2 et promouvoir leur dégradation. Ces résultats, ajoutés au fait que les humains ont consommé en toute sécurité des sécoïridoïdes et des lignanes pendant longtemps dans les olives et l’huile d’olive, prouvent que ces phytochimiques pourraient être une base excellente et très sûre pour dessiner de nouveaux composés antiHER2.
Cette étude a été réalisée par M. Javier A. Menéndez, coordinateur de l’Unité de Recherche Translationnelle de l’Institut Catalan d’Oncologie (ICO) à Girone, en collaboration avec les professeurs de l’Université de Grenade M. Alberto Fernández Gutiérrez —responsable du «Groupe de Recherche de Contrôle Analytique, environnemental, biochimique et alimentaire»— et M. Antonio Segura Carretero, membre du même groupe.
Ce même groupe de Recherche du Département de Chimie Analytique de l’Université de Grenade a mené à bien d’autres recherches intéressantes dans la caractérisation de profils polyphénoliques d’un nombre considérable de plantes et dans des études métabolomiques d’extraits dont la bioactivité a été démontrée moyennant des techniques séparatives avancées.
Référence
Prof. Alberto Fernández Gutiérrez et Antonio Segura Carretero. Département de Chimie Analytique de l’Université de Grenade. Courriel: albertof@ugr.es, ansegura@ugr.es, tél. : 00 34 958 243296.
Dr. Javier Menéndez. Coordinateur de l’Unité de Recherche Translationnelle de l’Institut Catalan d’Oncologie (ICO) à Girone. Courriel : jmenendez@ico.scs.es